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L’analyse de la communication non verbale : Les dangers de la pseudoscience en contextes de sécurité et de justice

Vincent DENAULT | ET AL

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Résumé
Pour les professionnels de la sécurité et de la justice, les milliers d’articles révisés par les pairs sur la communication non verbale représentent d’importantes sources de connaissances. Toutefois, malgré l’étendue des travaux scientifiques réalisés sur ce sujet, des professionnels peuvent se tourner vers des programmes, méthodes et approches qui ignorent ou négligent l’état de la science. L’objectif de cet article est de se pencher sur (i) des concepts sur la communication non verbale véhiculés par ces programmes, méthodes et approches, mais aussi sur (ii) les conséquences de leur utilisation. Pour atteindre cet objectif, nous décrivons l’étendue de la recherche scientifique sur la communication non verbale. Un programme (le SPOT « Screening of Passengers by Observation Techniques »), une méthode (le BAI « Behavior Analysis Interview ») et une approche (la synergologie) allant à l’encontre de l’état de la science sont examinés. Finalement, nous proposons cinq hypothèses afin d’expliquer pourquoi certaines organisations des domaines de la sécurité et de la justice se tournent vers la pseudoscience et des techniques pseudoscientifiques.

For security and justice professionals, the thousands of peer-reviewed articles on nonverbal communication represent important sources of knowledge. However, despite the scope of the scientific work carried out on this subject, professionals can turn to programs, methods and approaches that fail to reflect the state of science. The objective of this article is to examine (i) concepts of nonverbal communication conveyed by these programs, methods and approaches, but also (ii) the consequences of their use. To achieve this objective, we describe the scope of scientific research on nonverbal communication. A program (SPOT “Screening of Passengers by Observation Techniques”), a method (the BAI “Behavior Analysis Interview”) and an approach (synergology) that each run counter to the state of science are examined. Finally, we outline five hypotheses to explain why some organizations in the fields of security and justice are turning to pseudoscience and pseudoscientific techniques.
Format de citation
Denault, Vincent, Et Al. L’analyse de la communication non verbale : Les dangers de la pseudoscience en contextes de sécurité et de justice. Revue internationale de criminologie et de police technique et scientifique, LXXIII (1), p. 15–44, 2020.
BibTeX
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For security and justice professionals, the thousands of peer-reviewed articles on nonverbal communication represent important sources of knowledge. However, despite the scope of the scientific work carried out on this subject, professionals can turn to programs, methods and approaches that fail to reflect the state of science. The objective of this article is to examine (i) concepts of nonverbal communication conveyed by these programs, methods and approaches, but also (ii) the consequences of their use. To achieve this objective, we describe the scope of scientific research on nonverbal communication. A program (SPOT “Screening of Passengers by Observation Techniques”), a method (the BAI “Behavior Analysis Interview”) and an approach (synergology) that each run counter to the state of science are examined. Finally, we outline five hypotheses to explain why some organizations in the fields of security and justice are turning to pseudoscience and pseudoscientific techniques.},
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